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Pour Belfort, l'Humain d'abord !
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6 août 2013

Rupture de canalisations d'eau: Damien Meslot se mélange les réseaux !

Une fois de plus Mr Meslot affirme que l’argent investi dans les travaux Optymo 2 manque à l’entretien des conduites d’eau. Il faut donc expliquer au député que ne pas faire Optymo 2, qui modernise complètement les transports en commun de la ville et du département, n’aurait en aucun cas permis un remplacement plus rapide des conduites d’eau anciennes. Ce sont en effet deux collectivités différentes qui gèrent ces infrastructures (SMTC et CAB), avec des budgets complètements séparés et non fusionnables. Le réseau de bus étant très majoritairement financé par un impôt économique payé par les entreprises, le versement transport. Ce qui est bien différent de l’alimentation en eau potable, payé uniquement par la redevances des usagés. De plus, les travaux de voirie d’Optymo, ont même permis à la CAB de s’y associer pour des opérations de renouvellement de conduite.

  Sur le fond, il ne faut pas sous estimer le besoin de remplacement des conduites les plus fragiles, aussi nous demandons une analyse sereine et objective du réseau de la CAB, loin des effets d’annonce catastrophistes de l’opposition, tant au niveau du pourcentage de fuite, qui est d'ailleurs en constante amélioration, que du taux de renouvellement des conduites.

  Cependant, quand Damien Meslot, vient promettre un renouvellement massif des conduites, d’une part il vient par là nier le travail régulier déjà mené par les services de la CAB et ses élus, et d’autre part il oublie de dire comment il gèrerait le coût sur la facture des particuliers.

 Car c’est bien là que, pour les élus communistes, se trouve le principal problème. En effet la structure financière des budgets annexes (Eau, assainissement, déchets) empêchent quasiment toutes aides du budget général de la CAB aux investissement sur les réseaux. Ce principe est injuste pour les ménages, qui ont à supporter seuls les coûts d’un produit de première nécessité comme l’eau.

  Si le renouvellement des installation d’eau et d’assainissement et la qualité du service rendu sont des enjeux majeurs, ils ne peuvent s’entendre, pour le PCF, que dans un cadre précis :

 -         une gestion publique en régie, comme c’est heureusement déjà le cas à Belfort, mais à coordonner désormais au niveau national dans un grand service public de l’eau.

 -         Un mode de financement qui ne doit pas peser uniquement sur les usagers. Il faut penser un plan d’aide gouvernemental au renouvellement des réseaux, avec les subventions dédiées suffisantes, ce qui implique des dotations aux collectivités renforcées au lieu d’être diminuées, comme prévu par le gouvernement Ayrault dans les prochaines années.

Bertrand CHEVALIER

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