16 juillet 2012
Licenciements chez PSA
Les élus communistes et républicains de l'aire urbaine dénoncent avec force la suppression de 8000 emplois annoncée par PSA. C'est un nouveau coup dur pour les salariés et leur familles, ceux d'Aulnay bien sûr, mais aussi de nombreux sites du groupe en France. Dans notre région avec les suppressions directes, le renvois des intérimaires, les emplois induits et la recherche développement sacrifiée, ce sera presque un millier d'emplois qui disparaîtra.
Le groupe PSA refait le mauvais procès du "coût de la main d'oeuvre en France" pour expliquer ses décisions. Cela ne tient pas, car d'une part les salaires du secteur automobile sont moins élevés en France qu'en Allemagne, et d'autre part parce que ce sont les coûts financiers et la rémunération des actionnaires qui siphonnent les caisses du groupe.
Ce sont bien les choix de PSA qui ont crée cette situation. La CGT et Marie-Georges Buffet, élue de Seine Saint Denis, avaient alerté il y a plus d'un an sur ce vaste plan de licenciement que préparait PSA.
L'UMP au pouvoir n'a rien fait et a laissé pourrir la situation pour repousser les annonces après les élections.
Le gouvernement Ayrault pour sa part prépare l'opinion publique à une non intervention et risque de se contenter d'accompagner le plan antisocial.
Le groupe PSA, la famille Peugeot, ne peuvent se dédouaner de cette catastrophe nationale. L'état et les collectivités locales ont largement subventionné ce constructeur, il n'est pas question que ce fût pour lui permettre de licencier massivement. Le contrôle de l'utilisation des fonds publics est plus que jamais d'actualité pour satisfaire les besoins sociaux.
Les élus communistes, avec les parlementaires du Front de gauche ne lâcheront rien et seront aux cotés des salariés dans les mobilisations qui ne tarderont pas à venir pour la défense de leur outil de travail et de leur emplois.
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